Marchés forains : la réalité derrière les accusations visant le Groupe Bensidoun
Depuis plusieurs semaines, plusieurs articles de presse mettent en cause la SEMACO et le Groupe Bensidoun dans des termes particulièrement sévères. À la lecture de certains titres, le lecteur pourrait croire à l’existence d’un système organisé échappant à tout contrôle, régnant sur les marchés franciliens depuis des décennies.
La réalité est pourtant bien différente.
Avant toute chose, il convient de rappeler un principe fondamental de notre État de droit : une accusation n’est pas une condamnation. Un témoignage n’est pas une preuve. Une enquête n’est pas un jugement. Et la présomption d’innocence n’est pas une option ; elle constitue une garantie essentielle pour tous.
Une activité exercée sous le contrôle permanent des collectivités
Contrairement à l’image parfois véhiculée, les marchés forains ne sont pas gérés dans l’ombre.
La SEMACO intervient dans le cadre de marchés publics et de délégations de service public attribués par des collectivités territoriales après des procédures de mise en concurrence. Chaque contrat fait l’objet d’un contrôle régulier. Les rapports d’activité sont transmis aux collectivités. Les prestations réalisées sont évaluées. Les comptes sont examinés.
Les tarifs appliqués aux commerçants ne sont pas fixés librement par le délégataire mais encadrés par les collectivités elles-mêmes.
Chaque jour de marché mobilise des équipes chargées du placement des commerçants, de l’encaissement des droits de place, de la gestion des déchets, du nettoyage, de l’installation et du démontage des équipements, de la sécurité et de l’animation commerciale.
Cette réalité opérationnelle est rarement évoquée.
Trente-cinq années au service des marchés de proximité
Depuis plus de trente-cinq ans, le Groupe Bensidoun participe à la gestion et à l’organisation de marchés alimentaires et non alimentaires dans de nombreuses communes.
Durant cette période, des milliers de commerçants ont exercé leur activité sur des marchés exploités ou gérés par les sociétés du groupe.
Les marchés constituent bien plus qu’un simple lieu de vente. Ils sont un espace de vie, un facteur d’attractivité pour les centres-villes, un outil de pouvoir d’achat pour les habitants et un soutien essentiel au commerce de proximité.
Chaque semaine, des dizaines de milliers de consommateurs fréquentent ces marchés sans connaître les contraintes logistiques considérables nécessaires à leur bon fonctionnement.
Des accusations graves qui méritent rigueur et prudence
Les accusations relayées par certains médias sont particulièrement graves. Elles concernent notamment des soupçons de pratiques irrégulières, de pressions exercées sur certains commerçants ou encore l’existence de comportements individuels répréhensibles.
Ces accusations sont contestées par les personnes concernées.
Comme dans toute organisation employant de nombreux salariés et intervenant auprès de milliers de commerçants, des situations conflictuelles peuvent exister. Lorsqu’un comportement individuel est signalé ou constaté, il appartient à l’entreprise d’agir, aux collectivités de contrôler et, le cas échéant, à la justice de se prononcer.
Mais il existe une différence fondamentale entre des faits individuels éventuellement reprochés à certaines personnes et la mise en cause globale d’une entreprise ou d’une famille entière.
L’amalgame ne saurait tenir lieu de démonstration.
Une entreprise qui continue d’investir
Pendant que la polémique occupe l’espace médiatique, les équipes poursuivent leur travail quotidien.
Modernisation des outils d’encaissement, développement de la facturation électronique, amélioration de la gestion des déchets, renforcement du tri sélectif, soutien aux commerçants, organisation d’animations commerciales, accompagnement des collectivités dans leurs projets de redynamisation : autant de missions qui mobilisent les équipes sur le terrain.
Ces actions concrètes contribuent directement à l’attractivité des marchés et à la qualité du service rendu aux habitants.
Les marchés méritent mieux que les caricatures
Les marchés forains traversent aujourd’hui une période de profondes mutations. Évolution des habitudes de consommation, concurrence de la grande distribution et du commerce en ligne, hausse des coûts d’exploitation, exigences environnementales nouvelles : les défis sont nombreux.
Dans ce contexte, les gestionnaires de marchés, les collectivités et les commerçants devraient être réunis autour d’un objectif commun : préserver et développer ces lieux essentiels de la vie économique locale.
Le débat public est légitime. La critique aussi. Mais elle gagne à être fondée sur des faits vérifiés, des décisions de justice et des éléments objectifs plutôt que sur des raccourcis ou des amalgames.
La confiance se construit dans la durée
La confiance accordée depuis plusieurs décennies par de nombreuses collectivités ne s’explique ni par le hasard ni par la polémique du moment.
Elle repose sur une expertise reconnue, sur des équipes de terrain engagées et sur la capacité à assurer, chaque semaine, le fonctionnement de marchés accueillant des milliers de commerçants et de consommateurs.
L’avenir dira ce que les procédures en cours permettront d’établir. Mais une chose est certaine : la réalité du travail accompli quotidiennement par les équipes du Groupe Bensidoun ne peut être résumée à quelques titres de presse.
Les marchés forains méritent un débat serein, équilibré et fondé sur les faits. C’est à cette condition que pourront être préservés ces lieux de commerce, de convivialité et de proximité auxquels tant de Français demeurent attachés.
